Le survêtement porte bien son nom : un vêtement qu’on enfile par-dessus la tenue de compétition, pour rester chaud avant et après l’effort. En 1967, Adidas sort sa première veste de survêtement, associée au footballeur Franz Beckenbauer.
Des vestiaires aux tribunes
Dans les années 1970, le survêtement s’affiche à la télévision. Les athlètes le portent sur les podiums, les équipes de football à l’entraînement. Les marques comprennent vite que la tenue d’échauffement est une formidable vitrine. Les trois bandes d’Adidas, les deux silhouettes de Kappa ou le coq du Coq Sportif deviennent familiers du grand public.
Le hip-hop s’en empare
Dans les années 80, le survêtement quitte les vestiaires. En 1986, Run-DMC sort « My Adidas » et fait de la tenue complète un uniforme, avec les baskets sans lacets. Le groupe signe même un contrat avec la marque, une première pour des artistes qui ne sont pas des sportifs. Le sport devient un code culturel.
En Angleterre, les supporters de football adoptent eux aussi les marques de sport italiennes et françaises. En France, le survêtement devient une pièce forte de la culture des quartiers, avec ses marques fétiches comme Sergio Tacchini ou Lacoste.
Du velours au luxe
Dans les années 2000, le survêtement en velours s’invite chez les stars de la pop. Puis le luxe s’y met. Les maisons de mode reprennent la veste zippée et le pantalon à bandes, et multiplient les collaborations avec les équipementiers sportifs.
La mode le réinvente
Aujourd’hui, la veste de survêtement se porte sur un pantalon à pinces ou une jupe longue. Le contraste entre sport et tailoring fait toute la modernité.
Né pour l’échauffement, le survêtement est devenu l’un des vêtements les plus portés au monde. Et l’un de ceux qui racontent le mieux le lien entre sport et style.







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