Ce lundi soir à Londres, un joueur va soulever le Ballon d’Or. Le trophée, lui, vient de Paris. Depuis 1956, c’est la maison Mellerio, joaillier de la rue de la Paix, qui le fabrique.
Pas en or massif
Le Ballon d’Or n’est pas en or. Il est fait de deux demi-sphères de laiton, recouvertes d’une fine couche d’or, et posé sur un socle de pyrite. Chaque socle est unique.

Cent heures de travail
Il faut près de cent heures pour fabriquer un trophée, et la production démarre six mois avant la cérémonie. La méthode n’a pas changé.
L’orfèvre soude d’abord les deux demi-sphères et prépare l’ouverture pour le socle. Le ciseleur remplit ensuite la boule de ciment et repousse le métal le long d’un tracé pour faire apparaître les coutures. Environ quinze heures pour reproduire les 32 panneaux d’un ballon.
Viennent le polissage, puis la gravure du nom du lauréat, du logo de France Football et de l’année. Le doreur pose la couche d’or, et l’orfèvre termine par l’assemblage sur la pyrite.

Une famille d’orfèvres depuis 1515
Les Mellerio sont une famille d’orfèvres italiens installés en France en 1515. Ils ont d’abord fabriqué des boîtes en argent, des boucles et des tabatières pour la Cour, avant de devenir joailliers et horlogers.
Le Ballon d’Or, créé en 1956 par France Football, a été remis pour la première fois à l’Anglais Stanley Matthews. Soixante-dix ans plus tard, la cérémonie se tient à Londres, et le trophée sort toujours du même atelier parisien.

Sources : Mellerio







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