Le 3 octobre 1920, l’hippodrome de Longchamp accueille une course toute neuve : le Prix de l’Arc de Triomphe. La victoire revient à Comrade, un poulain de 3 ans.
L’idée est née quelques mois plus tôt, en janvier 1920. La France sort de la Première Guerre mondiale et veut une grande course internationale pour mettre en valeur son élevage de pur-sang, à côté du Grand Prix de Paris.
Un nom chargé de symbole
Le nom n’a rien d’un hasard. En 1919, les troupes alliées ont défilé sous l’Arc de Triomphe pour célébrer la victoire. La course en hérite, et avec lui une idée de prestige.
Le format, lui, n’a presque pas bougé : 2 400 mètres sur le gazon, ouverts aux chevaux de 3 ans et plus. La course a lieu chaque année le premier week-end d’octobre. Seule exception récente : en 2016 et 2017, elle déménage à Chantilly le temps de la rénovation de Longchamp.
Le rendez-vous chic de la rentrée
Un siècle plus tard, l’Arc est devenu l’une des courses les plus riches du monde, avec 5 millions d’euros de dotation. Elle est sponsorisée par le Qatar depuis 2008.
Elle a aussi ses légendes. Frankie Dettori détient le record avec six victoires, dont deux avec la jument Enable. Ribot, Alleged ou Trêve font partie des rares chevaux à l’avoir gagnée deux fois.
Mais l’Arc, c’est aussi un défilé. Chapeaux, costumes trois pièces, robes de saison : dans les tribunes de Longchamp, l’élégance compte presque autant que le résultat.







Commentaires