VTT dans les forêts du Haut-Doubs, tir couché avec un champion olympique, tyrolienne à 54 % de pente et fondue dans une loge d’alpage : Messaoud Benterki, présentateur de La chaîne L’Équipe, a passé trois jours dans les Montagnes du Jura. Une série en deux épisodes, « Tout un monde d’aventures », qui donne une furieuse envie de prendre le train.

Départ gare de Lyon, arrivée à Frasnes
L’aventure commence à 6 heures du matin, gare de Lyon, direction le Haut-Doubs. À l’arrivée à Frasnes, Maud, des Montagnes du Jura, prend l’équipe en charge. Le terrain de jeu est vaste : la destination s’étend sur trois départements, le Doubs, le Jura et l’Ain. On passe d’une combe à un lac, d’une rivière aux crêtes, avec en prime l’une des plus belles vues sur le Mont-Blanc. « On n’a peut-être pas la hauteur, mais on a la plus belle vue du Mont-Blanc », résume la guide.


VTT électrique à Métabief, avec Vincent Defrasne
Première étape : Métabief. Station de ski l’hiver, elle est aussi l’un des spots de VTT les plus réputés du massif dès que la neige fond. Avec Yannick, moniteur, et Vincent Defrasne, champion olympique de biathlon et consultant de La chaîne L’Équipe, Messaoud enfourche un VTT électrique. Révision des freins, premiers obstacles, puis place à la balade en pleine forêt, dans la brume du matin et les couleurs de l’automne. Le déjeuner se prend à 200 mètres de la frontière suisse.


Le comté à l’aube, le biathlon à Prémanon
Le deuxième jour commence tôt : rendez-vous à 7 h 15 à la fromagerie de Chapelle-des-Bois, pour voir naître le comté entre les mains des fromagers. Puis direction Prémanon, là où s’entraîne l’équipe de France de biathlon. Ski-roues aux pieds, Messaoud apprend à pousser sur les bâtons en fléchissant le buste, avant de passer au pas de tir.


Le geste est précis : le doigt sur la détente, on appuie tout doucement, comme sur un appareil photo, on bloque sa respiration, et on tire. Résultat : un 5 sur 5 en tir couché. « Ça m’a rendu euphorique », avoue-t-il. Une manière de mesurer, de l’intérieur, toute la difficulté de ce sport.

La tyrolienne la plus pentue de France
L’euphorie retombe vite au moment d’attaquer la tyrolienne. Assis dans une sellette de parapente, Messaoud s’élance sur un câble incliné à 54 %, la plus forte pente de France et l’une des plus impressionnantes d’Europe. Le départ donne l’impression de se lancer du haut d’un tremplin de saut à ski. Premier passage en criant, deuxième passage pour enfin profiter du paysage, avec vue sur les forêts du massif.

Chevaux de trait, loge d’alpage et fondue
Dernière surprise de la journée : une randonnée avec Nicolas, guide de montagne et éleveur de chevaux de trait. Il a renoué avec la tradition familiale, abandonnée par la génération précédente. Sur le chemin, il rappelle l’origine du mot Jura, qui viendrait d’un terme celte désignant la forêt. Messaoud, lui, retrouve des souvenirs d’enfance : il a grandi en Kabylie, où il accompagnait son grand-père de l’aube au coucher du soleil.


L’étape finale se fait dans une loge d’alpage restée dans son jus, autrefois utilisée pour abriter les bêtes. Une table dressée à la bonne franquette, une fondue, et la nuit qui tombe sur les crêtes. Difficile de faire plus authentique.


Pourquoi y aller
Le Jura coche toutes les cases d’un séjour sport et nature : VTT et randonnée en été et en automne, ski nordique et biathlon en hiver, sensations fortes à la tyrolienne et une gastronomie qui fait autant voyager que les paysages. Le tout à trois heures de train de Paris.
Vidéos : Spécial L’Équipe, série « Tout un monde d’aventures » réalisée avec les Montagnes du Jura.








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