En 1998, Nike sort l’Air Max Plus. Dessinée par Sean McDowell, elle inaugure la technologie Tuned Air, un nouveau système d’amorti Air. D’où les deux lettres qui vont lui coller à la peau : TN.
Pourquoi « la Requin »
En France, personne ne dit Air Max Plus. On dit la TN, ou la Requin. Ses lignes rappellent les branchies d’un squale, et son premier coloris, un dégradé bleu baptisé Hyper Blue, évoque l’océan. McDowell, lui, s’était inspiré des plages de Miami.

Un design qui ne ressemble à rien d’autre
La TN ne passe pas inaperçue. Des nervures qui courent sur l’empeigne comme des palmiers sous le vent, un dégradé de couleurs façon coucher de soleil, des bulles d’air visibles à l’avant et à l’arrière, et une pièce en forme de queue de baleine sous la voûte plantaire.
En 1998, elle détonne dans les rayons. Elle est d’ailleurs d’abord vendue en exclusivité chez Foot Locker, ce qui renforce son côté rare.

Refusée à l’entrée
À la fin des années 90, la TN devient l’uniforme d’une partie de la jeunesse des quartiers. L’image colle tellement à la paire qu’elle se fait refouler à l’entrée de certains bars et boîtes de nuit.
Le rap français s’en empare. Mac Tyer et toute une génération d’artistes en font un signe d’appartenance. Ce qui devait être une chaussure de running devient un marqueur culturel.
Devenue française
Près de trente ans plus tard, la TN est un classique. Ce qui était un motif de rejet est devenu une fierté. Dans peu de pays une sneaker est autant liée à une identité : en France, la Requin a gagné sa place.
Crédits de la vidéo Rétro Style : Choledocho (Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0), INA, Grounded, Foot Locker, Viewmore, Mac Tyer.
Sources : END. · Sneaker Freaker







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