Chaque juillet, ils font le spectacle à la télé. Le reste de l’année, ils sont ouverts à tous. Les grands cols du Tour de France attirent chaque été des milliers de cyclistes amateurs venus mettre leurs roues dans celles des champions. Voici cinq montées à cocher, avec ce qu’il faut savoir avant d’y aller.
Le Tourmalet, le doyen des Pyrénées
À 2 115 mètres, c’est le plus haut col routier des Pyrénées. Depuis Luz-Saint-Sauveur, comptez 18,8 km à 7,4 % de moyenne. Le Tour y passe pour la première fois en 1910. Ce jour-là, Octave Lapize arrive en tête et lance aux organisateurs un célèbre « Assassins ! ».
Trois ans plus tard, Eugène Christophe casse sa fourche dans la descente. Il marche 15 km jusqu’à Sainte-Marie-de-Campan pour la réparer lui-même dans une forge. Au sommet, la statue du « Géant du Tourmalet » attend les cyclistes pour la photo.

Le Galibier, le toit du Tour
Avec ses 2 642 mètres, le Galibier fait partie des plus hauts sommets jamais franchis par le peloton. Par le col du Télégraphe, depuis Saint-Michel-de-Maurienne, l’ascension s’étire sur 34,9 km à 5,5 % de moyenne. Une soixantaine de passages du Tour depuis 1911 en ont fait un classique.
La route n’est ouverte qu’à la belle saison, généralement de juin à octobre selon l’enneigement. Pensez à prévoir un coupe-vent pour la descente : même en plein été, il peut faire frais là-haut.

Le Mont Ventoux, le Géant de Provence
Depuis Bédoin, le versant le plus célèbre, c’est 21,5 km à 7,5 % pour atteindre 1 912 mètres. Les derniers kilomètres traversent un paysage de cailloux blancs, sans un arbre, exposé au vent et au soleil. Le Tour y passe pour la première fois en 1951.
Le Ventoux reste aussi marqué par la mort du Britannique Tom Simpson, en 1967, lors d’une étape caniculaire. Une stèle lui rend hommage près du sommet. Côté chrono, la référence reste l’Espagnol Iban Mayo, monté en 55 min 51 s en 2004.

L’Alpe d’Huez et ses 21 virages
13,8 km à 7,9 % depuis Le Bourg-d’Oisans, jusqu’à 1 815 mètres. La montée n’est pas la plus longue, mais c’est sans doute la plus connue. Ses 21 virages portent chacun le nom d’un vainqueur d’étape. Fausto Coppi s’y impose lors du premier passage, en 1952, et Marco Pantani détient le record avec 37 min 35 s en 1997.
Le jour où le Tour y arrive, la montée se transforme en tribune géante. En 2015, plus de 500 000 spectateurs s’étaient massés au bord de la route.
L’Izoard et sa Casse déserte
Moins connu du grand public, l’Izoard (2 361 mètres) vaut le détour pour son décor. Par le versant sud, 15,9 km à 6,9 %, la route traverse la Casse déserte, un paysage minéral presque lunaire. C’est là qu’en 1986, Bernard Hinault perd le maillot jaune au profit de Greg LeMond.

Nos conseils avant de partir
Visez la période de juin à septembre, quand les cols sont ouverts. Partez tôt pour éviter la chaleur et la circulation. Emportez de quoi manger, au moins deux bidons et une veste pour la descente. Et si vous voulez rouler dans l’ambiance d’une course, des cyclosportives comme La Marmotte enchaînent plusieurs de ces cols dans la même journée.
Sources : Alltricks, top 10 des cols mythiques · Tour Magazin, La Marmotte








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